Fredy De Voghel, Victoria/Toronto

2019-2020, je revivais la vie d’étudiant et cette fois dans un milieu anglophone. Au contact d’une nouvelle génération, c’était un renouveau : apprentissage numérique, nouvelle approche du savoir, traitement instantané de l’information… Cela était sans compter que j’allais vivre une expérience inédite pour chacun : suivre un trimestre entier de cours de façon virtuelle ! Cela nous a appris à nous connecter différemment ! Un souvenir qui restera gravé est d’avoir pu passer une heure avec Guillaume Laurant, l’auteur du « Fabuleux destin d’Amélie Poulain », d’un long dimanche de fiançailles » ou encore « I lost my body » pour ne citer que ceux-là. De la France au Canada, les anecdotes partagées par Laurant ont nourries mon imaginaire et mon souhait de réaliser court et longs métrages. Merci à lui et à mon professeur de Career Development, Jordan Walker, de m’avoir permis d’oser cette approche. La pandémie ne m’a pas permis de réaliser de films, mais elle m’a fait poser les pierres d’un édifice plus grand je l’espère ! Chose étonnante durant la Covid-19, et bien que résident en province anglophone, j’ai trouvé beaucoup de solidarité du côté de la communauté francophone. L’engagement communautaire a été plus fort, comme Hélène Cazes de l’Alliance française à Victoria a pu me rappeler. Ça a été un beau soutien de voir régulièrement en vidéo-conférence des allié(e)s devenus ami(e)s ! Ma famille qui devait me visiter en juillet 2020 a dû accepter que les frontières lui soient fermées. Après six ans sur le sol canadien, mon frère n’a ainsi toujours pas pu me retrouver. Ça a été une peine de devoir y renoncer. À l’inverse, cette absence m’aura ouvert à l’Ontario et à des amis du Québec : découvrir le comté de l’île du prince Édouard, les grands lacs dont le territoire ancestral de six premières nations sur l’île Manitoulin. Ces voyages en pleine pandémie m’auront donné tout le sens de la devise de la province, « Tant à découvrir ». Les rencontres suivies sur Zoom par la suite ont souvent honoré les territoires des premières nations. Ma visite au MOA de Vancouver, qui honore ces cultures, m’a marqué en 2016. En 2020, pendant la pandémie c’est l’exposition « Immersive Van Gogh » de Toronto qui m’a marqué. Entrer dans ces tableaux et au contact de musiques qui les portent fut magique. Seuls les cercles inscrits au sol et les masques nous rappelaient à la distanciation socialeet donc à la pandémie. 2021 m’aura permis de reconnecter avec Vancouver en orchestrant une entrevue avec le réalisateur Franco-ontarien Maxime Beauchamp, localisé à Vancouver à ce moment-là et sélectionné pour son film « Iridescence » dans le festival Ciné Fierté ! 2020-2021 m’aura rappelé de l’essentiel. Les causes et les personnes que l’on côtoit rythment nos vies et forment notre identité. « Find Your Way » était le titre de mon premier court métrage. Il n’aura peut-être pas vu le jour, mais il m’aura montré un chemin à suivre !

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